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Époque de la Renaissance, fleuron de l’art italien

par Eugénie Rousak

Témoin des révolutions sociétales et politiques de son époque, l’art suit les changements de dogmes et de principes de vie. Ainsi, rien n’illustre mieux le boum de la consommation aux USA que le pop art, rien ne représente mieux l’industrialisation française que les impressionnistes et rien n’est plus symbolique de l’ère Meiji que les estampes japonaises. L’art italien, quant à lui, était à son apogée durant la période de la Renaissance et emblème du renversement global du principe même de la peinture.

Florence, fleuron de la RenaissanceFlorence, fleuron de la Renaissance ©Eugénie Rousak

Ce n’est pas un hasard, si l’époque de la Renaissance a débuté en Italie. Le terme même de Renaissance signifie le renouveau, la réappropriation des codes anciens selon les conditions de vie nouvelles. Ainsi, avec la Renaissance, les principes artistiques et sociétaux du Moyen-Âge laissent place à la redécouverte de l’art gréco-romain, dont l’Italie est l’un des principaux héritiers. Le regard des peintres italiens est ainsi en permanence marqué par les vestiges sculpturaux, littéraires et architecturaux de cette époque, facilitant la renaissance des codes ancestraux. La Renaissance n’est pas une simple copie des principes de l’Antiquité, mais plutôt une source d’inspiration qui se déploie dans un monde en mutation.

Rôle du peintre

Sous cette influence antique, le rôle du peintre évolue également. Si au Moyen-Âge il n’était qu’un simple artisan, dont le seul objectif était l’embellissement des objets du quotidien, durant la Renaissance il acquière le statut de maître, qui transmet le savoir à travers ses tableaux. Alors que la majeure partie de la population était illettrée, il était de son devoir de représenter d’une façon compréhensible et accessible des scènes de la Bible ou de la mythologie. Le peintre est ainsi propulsé au rôle de savant, qui devait connaître les nombreuses sources primaires, pour ensuite, à l’aide d’un langage de symboles et d’attributs, transmettre ce savoir. A cette époque, il acquière donc un nouveau statut honorifique, travaillant par contrat et signant ses propres œuvres. Il n’est plus un inconnu. Son nom et sa réputation deviennent alors déterminants.

La construction de la Cathédrale Santa Maria del Fiore marque le début de la Renaissance en architecture
©Eugénie Rousak

Trois périodes de la Renaissance

Les dates du début et fin de l’époque de la Renaissance varient selon les sources historiques, mais généralement trois phases sont définies : Trecento (XIVe siècle), Quattrocento (XVe siècle) et Cinquecento (XVIe siècle). Le Trecento, ou encore la pré-Renaissance, est le siècle de formation des nouveaux codes. Les peintres se tournent de plus en plus vers les canons de l’Antiquité, analysant les proportions du corps humain et les traits du visage. Les jeux d’ombres et de lumières permettent d’accentuer les émotions et les expressions, dont l’importance grandit avec la quête du réalisme. Les artistes veulent représenter le monde comme il est, avec ses changements politiques et ses classes sociales. La seconde période, le Quattrocento, confirme cette envie de l’humanisme, mouvement de la pensée qui prône la culture antique et la place centrale de l’Homme. L’analyse des corps est complétée par une étude de la perspective et de la représentation de la nature, permettant de soutenir le réalisme des tableaux et s’éloignant du style gothique. Apogée de la Renaissance, le Cinquecento clôture l’évolution de cette pensée. Au XVIe siècle, l’anatomie est étudiée pour mieux comprendre les possibilités du corps humain et les reporter sur les toiles. Les peintres cherchent de plus en plus l’expression à travers leur art, puisant leur savoir dans les nouvelles sources disponibles comme la philosophie, la mythologie ou encore les textes anciens. Cette époque est surtout marquée par la concurrence des célébrissimes Maîtres italiens : Michel Ange, Raphaël et Léonard de Vinci.

Après cette expansion de la Renaissance, débute une période de division entre les différentes écoles régionales et de développement de nouvelles tendances artistiques, qui s’aventurent vers d’autres horizons.

Rédigé par Eugénie Rousak
©Speed Arting. Reproduction interdite.

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